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De la planche à dessin à la gravure des plaques
   

La banque centrale choisit un thème général à illustrer, soit un personnage célèbre, et confie à un artiste le soin de concevoir la maquette. La composition finale doit cependant tenir compte de différents éléments incontournables : le texte des pénalités, l’emplacement des filigranes et des différents éléments de sécurité, les signatures des représentants de la banque centrale, les numéros, la date de création, etc.

En outre, chaque billet doit avoir une couleur prédominante, afin de le distinguer facilement des autres valeurs de la série.

 

Un billet de banque commence sa longue carrière sur la planche à dessin de l’artiste. Qu’il s’agisse d’illustrer un thème général (cow-boy australien ci-dessus) ou de présenter le portrait d’un personnage célèbre (Bhumibol Adulyadej, roi de Thaïlande, ci-contre), peintres et graveurs doivent élaborer leurs maquettes en composant avec l’emplacement fixe des différents éléments de sécurisation du billet.

 
  Une fois acceptée, la maquette est confiée à des techniciens qui réalisent les films d’impression, grâce à un système de conception de gravure assistée par ordinateur. Un processus long et complexe permet ensuite d’obtenir les clichés définitifs qui seront placés sur les machines à imprimer.


 

   
   
 
Le fabrication industrielle

Les encres spéciales permettent de rendre le billet inimitable… en principe.

 

 

L’imprimession des billets se déroule dans les imprimeries agréées par la banque centrale. Trois techniques d’impression sont généralement employées.

La typographie utilise les clichés en relief : l’encre est déposée sur les parties en relief, les creux ne sont pas encrés. Pour la taille-douce, au contraire, ce sont les creux du cliché qui sont encrés. L’offset est basé sur la non miscibilité de l’eau et des encres : le cliché d’impression dispose de zones hydrophiles et hydrofuges réalisant le dessin final. Les encres se répartissent sur les zones hydrofuges avant d’être transférées sur le papier.

 

 
 
Typographie, offset et taille-douce sont trois techniques d’impression qui peuvent se combiner sur le même billet de banque.
Une impitoyable vérification
   

Les coupures sorties des presses ne sont pas directement mises en circulation. Il faut procéder à une vérification soigneuse.

Toute coupure dont le dessin ou les couleurs ne sont pas parfaits, dont le filigrane n’est pas correctement placé, dont les marges sont trop importantes ou trop étroites, est écartée du circuit de distribution.

Ensuite, les vignettes sont transmises à la caisse générale de la banque centrale, chargée de les distribuer. C’est lors de cette livraison que les vignettes sont “émises” : comptabilisées pour leur valeur faciale et cessent d’être des images pour devenir de véritables billets de banque.

 

À chaque étape de la chaîne de fabrication, la vérification est omniprésente. Tout billet ne satisfaisant pas à des critères très stricts de qualité sera irrémédiablement détruit.
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